Les étudiants chinois d’al-Azhar et leur impact sur les relations sino-égyptiennes

Maurice Gajan

Étudiant en Master et stagiaire au Center for Arab West Understanding

icon-calendar 15 décembre 2015

20151215_Seminaire_Maurice_GajanDepuis l’année 1931 qui a vu venir au Caire une délégation de quatre étudiants chinois musulmans pour étudier à al-Azhar et aujourd’hui, où l’on estime leur nombre entre 1.000 et 2.000 (sur un total de 160.000 étudiants étrangers), beaucoup de diplomatie informelle a eu lieu entre l’Égypte et la Chine. Maintenant que la Chine est devenue une puissance économique mondiale, ce genre de coopération sud-sud est moins utile et est remplacée par de simples relations économiques.

La majorité de ces étudiants chinois à al-Azhar appartient à la minorité ethnique très assimilée des Hui, qui représente elle-même environ la moitié des 23 millions de Chinois ethniquement musulmans (il y a 9 autres groupes ethniques musulmans). Les Ouïghours, qui sont plus visibles, se plaignent régulièrement d’être interdits de voyager à l’étranger, ce qui pourrait expliquer leur sous-représentation à al-Azhar. Le fait que les quelques 300 combattants chinois qui ont rejoint Daech soient presque tous issus de cette minorité ethnique justifie probablement cette interdiction aux yeux du gouvernement chinois.

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