Les « hommes de religion » dans l’Islam contemporain (années 1970‒2010)

Dominique Avon
Directeur d’études à l’École pratique des hautes études (EPHE), Directeur adjoint de l’Institut d’études de l’Islam et des sociétés du monde musulman (IISMM) et membre de l’Idéo

À l’Institut français d’archéologie orientale (Ifao)

icon-calendar Dimanche 3 novembre 2019 à 18h00

Dans le cadre du cycle de conférences « Midan Mounira », l’Institut français d’archéologie orientale (Ifao) a le plaisir de vous convier à une conférence en langue française de Dominique Avon, le dimanche 3 novembre 2019 de 18h00 à 20h00. Il y aura une traduction simultanée en arabe.

Remis en question au cours du XIXᵉ siècle, dans le contexte de la colonisation européenne, le rôle des ʿulamāʾ fut réactivé dans le dernier tiers du XXᵉ siècle : ils apparurent alors comme les garants de la réalisation d’une société islamique idéale au sein d’un régime spécifique. Formalisé à la fin des années 1970 par des savants d’al-Azhar, ce projet de réactivation fut immédiatement bousculé par les événements du tournant de la décennie.

Cette conférence aura lieu dans les locaux de l’Institut français d’archéologie orientale (Ifao) à Qasr al-Aïny avec une traduction simultanée en arabe.

Le chiisme : clés historiques et théologiques

Ameer Jajé, Le chiisme : clés historiques et théologiques, Toulouse : Domuni Press, 2019, 172 pages.

Ameer Jajé retrace dans cet ouvrage les origines historiques, mythiques et théologiques des cérémonies propres au chiisme, l’une des principales minorités de l’Islam. C’est de la succession du Prophète, et des événements tragiques qu’elle a entraînés, que datent les divergences principales au sein de l’Islam entre sunnites et chiites, au cœur des conflits meurtriers qui secouent le Moyen-Orient aujourd’hui encore.
L’auteur enquête, particulièrement en Irak, sur les célébrations spectaculaires de l’Ashura (actes d’auto-flagellation, lamentations collectives), qui commémorent chaque année la mort du petit-fils du prophète Mahomet assassiné au VIIᵉ siècle.

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Un mot d’explication sur la langue et la grammaire du Coran

Dr. Abd al-Hakim Radi, Professeur de littérature arabe, de critique littéraire et de rhétorique à la Faculté des sciences humaines de l’Université du Caire et membre de l’Académie de la langue arabe au Caire

Frère Jean Druel, directeur de l’Idéo et chercheur en histoire de la grammaire arabe

icon-calendar 10 septembre 2019

Lors d’une conférence qu’il a donnée au mois de novembre dernier, le frère Jean Druel a esquissé une histoire de la langue arabe, en lien avec les autres langues sémitiques. Il a abordé la question du statut de la langue du Coran et son lien avec les autres phases historiques de la langue arabe, mettant en avant quelques-unes des spécificités de chacune de ces phases successives qui coexistent aujourd’hui dans l’usage.

Lors de ce séminaire, le Dr. Abd al-Hakim Radi a souhaité répondre à cette conférence du frère Jean, en s’attardant en particulier sur le statut de la langue du Coran et de son éloquence spécifique, qui culmine dans la question du miracle linguistique du Coran. Il a également abordé la question de la grammaire normative de la langue arabe et de son autorité pour juger la langue coranique. Il a expliqué que ce qui, dans le Coran, violait les règles de la langue arabe pouvait recevoir une justification authentiquement arabe, sans aucune contradiction grâce à la flexibilité de la langue arabe et à la diversité de ses dialectes anciens, qui sont tous authentiquement arabes et éloquents. Il a aussi expliqué que les savants musulmans ont largement traité de ces questions dans le passé.

Au final, la différence entre les deux chercheurs est que le frère Jean Druel aborde ces différents états de la langue arabe du point de vue de leur succession historique tandis que Dr. Abd al-Hakim Radi considère cette diversité linguistique au sein d’une langue unique sans histoire et sans développement.