Diaconesses : les femmes dans l’Église syriaque

Amir Jajé, Diaconesses : les femmes dans l’Église syriaque, Toulouse : Domuni-Press, 2016, 136 pages.

Un rôle très important fut accordé aux femmes dans l’Eglise syriaque, tant dans la pratique pastorale que dans la pratique liturgique. Cet ouvrage ne vise pas à résoudre toutes les difficultés contenues dans cette problématique mais décrit comment la femme, dans la tradition syriaque, a pu jouer un rôle profondément original avec un ministère propre, qui s’est toutefois réduit au cours des siècles.

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Le concept de souffrance rédemptrice chez les chiites duodécimains

Amir Jajé

Membre de l’Idéo, Le Caire

icon-calendar 22 mars 2016

20160322_Seminaire_Amir_JajeL’islam sunnite classique ne connaît pas la figure du sauveur, qui serait un intermédiaire entre Dieu et les hommes, et donc pas non plus la notion d’intercession, au sens d’une prière qui pourrait avoir une influence sur le salut de l’humanité. Cependant, le martyre d’al-Ḥusayn lors de la bataille de Karbalāʾ, la marginalisation politique de ses partisans et leur condition minoritaire commune avec les chrétiens ont favorisé des développements théologiques chez les chiites sur le sens de la souffrance et ses implications dans l’au-delà.

Muḥammad al-Bāqir (114/732) et son fils Ǧaʿfar al-Ṣādiq (148/765), les cinquième et sixième imāms, sont les premiers à avoir élaboré une théologie proprement chiite de la préexistence d’al-Ḥusayn et son sacrifice. En véritable Ismāʿīl, fils d’Ibrāhīm, al-Ḥusayn donne sa vie pour l’humanité. À la suite de ce sacrifice, et grâce à lui, le Prophète Muḥammad, sa fille Fāṭima et les douze imāms jouent un rôle d’intercesseurs et de médiateurs pour ceux qui leur manifestent de l’amour. Al-Māǧlisī (1110/1698) rapporte et commente ces traditions dans son livre Biḥār al-anwār.

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Amir Jajé, o.p.

Amir Jajé est irakien et vit au Caire.

Après avoir terminé sa licence en théologie à la faculté Babel, il a soutenu une maîtrise en théologie à l’Université de Strasbourg, sur le thème « Le rôle de la femme dans l’Église orientale » en 2002.

Il a ensuite obtenu un master en histoire des religions à la faculté de théologie catholique de Strasbourg avec un mémoire intitulé « L’image de la Vierge Marie dans l’islam », et en 2010, il a soutenu un doctorat en études orientales (Université de Strasbourg) portant sur « La célébration de Ashura chez les musulmans chiites irakiens ». Continuer la lecture Amir Jajé, o.p.